Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 17:16

 

« Monsieur le Premier ministre, chaque jour, ce sont des centaines ou des milliers de licenciements qui sont annoncés.

Les prévisions sont catastrophiques.

Mais il n’y a pas de fatalité du chômage et de la précarité ; reconnaissons le, la crise a souvent bon dos. La Redoute et les 3 Suisses à Roubaix, Caterpillar à Grenoble ou encore la FNAC, filiale du groupe PPR, licencient pour mieux maintenir les dividendes versés aux actionnaires.

Plutôt que de consacrer des milliards d’euros à sauver le système, une autre politique s’impose pour s’attaquer aux racines de la crise et pour une véritable relance de l’emploi.

Cela suppose notamment :

          - de supprimer l’exonération des heures supplémentaires, machine à fabriquer du

            chômage,

- d’accorder un droit de veto suspensif  aux représentants des salariés et de rétablir

  un contrôle administratif, pour interdire les licenciements boursiers,

         - de créer un pôle financier public, en nationalisant les banques,

         - de supprimer tous les plans de réductions des emplois publics,

         - d’augmenter les salaires, les pensions de retraite et les minima sociaux.

Dés lors, monsieur le Premier ministre, ma question est simple : devant l’immense faillite des marchés financiers et devant aussi l’échec patent de votre politique, allez-vous opérer ce changement de cap dont l’exigence monte chaque jour un peu plus dans le pays ? »

(Assemblée Nationale, 1ère séance du mardi 10 mars 2009, questions au gouvernement)

 

 

 

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Par Marc DOLEZ - Publié dans : Travaux Assemblée Nationale
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