Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 14:37

Ci-après l’intervention de Marc DOLEZ, le 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale, contre le travail du Dimanche.

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, malgré les fortes oppositions qui se manifestent depuis plus d’un an dans le pays, le Président de la République, le Gouvernement et la majorité ont donc décidé de passer en force pour imposer le travail du dimanche, en évitant toute concertation préalable avec les partenaires sociaux. C’est la quatrième mouture du texte, mais rien n’a changé sur le fond. Elle ouvre toujours la voie à une généralisation du travail dominical, mettant en danger un acquis essentiel des salariés depuis plus d’un siècle, le droit au repos dominical, l’un des fondements de la cohésion sociale et familiale de notre société.

Si aucun des arguments économiques avancés n’est vraiment convaincant, le recul social, lui, est bien réel !

Incohérence économique d’abord : travailler le dimanche n’est ni un atout pour le commerce, ni une réponse pour les consommateurs. C’est, à terme, la disparition programmée des petits commerces, des artisans et des marchés traditionnels, qui ne pourront suivre les mêmes plages d’ouverture ; par voie de conséquence, c’est aussi la perte des emplois associés.

Comme l’a parfaitement démontré l’étude déjà citée du CREDOC, l’ouverture des magasins le dimanche ne créera pas d’emplois. Au mieux, elle opèrera des déplacements d’emplois stables en CDI vers des emplois précaires : 15 000 à 20 000 emplois pourraient ainsi être supprimés dans le petit commerce.

Contrairement aux affirmations présidentielles, cette ouverture sera également sans effet sur la croissance, car un surcroît de consommation ne peut provenir que de l’augmentation des salaires et des retraites, sans laquelle il va de soi que les consommateurs ne dépenseront pas davantage ; ils seront simplement conduits à reporter certaines dépenses d’un jour sur l’autre. En février 2007 déjà, le Conseil économique et social affirmait que « la consommation dépend du pouvoir d’achat, et l’effet d’entraînement provoqué par l’ouverture du dimanche ne serait qu’un déplacement dans le temps d’une dépense qui ne varie pas, sauf à solliciter davantage l’épargne ou le crédit, et ne serait qu’un transfert entre commerces ouverts et fermés ».

Incohérence économique, mais aussi sociale : on nous parle de sauvegarde de l’emploi, alors qu’il s’agira plutôt de sa précarisation et de sa parcellisation. La proposition de loi vise officiellement à régulariser des situations contraires à la législation du travail dominical, créant ainsi un effet d’aubaine qui engage bien au-delà du repos hebdomadaire. La banalisation du travail du dimanche conduira à la précarité : CDD, intérim, heures supplémentaires ou encore surcharge de travail due à l’augmentation des amplitudes de travail. C’est ouvrir la porte à des ajustements de l’emploi au détriment des salariés les plus précaires, au premier rang desquels figurent les étudiants et les familles monoparentales.

Illusion aussi du volontariat, mis en avant, mais qui n’est au fond qu’un affichage : prétendre garantir le volontariat des salariés, c’est méconnaître la réalité du monde du travail. Tout d’abord, compte tenu du lien de subordination qui caractérise le contrat de travail, le volontariat n’existe pas. En effet, il n’existe pas de liberté en droit du travail : tous les salariés sont juridiquement subordonnés et c’est l’employeur seul qui décide qui travaille le dimanche.

Des milliers de salariés – des vendeuses, notamment – subissent d’ores et déjà cet état de fait : ils sont obligés de travailler le dimanche contre leur gré.

Comment garantir que le droit de refus des salariés, souvent mis en avant dans ce débat, n’entraîne aucune discrimination dans l’évolution de la carrière, dans l’obtention d’une augmentation de salaire ou dans l’attribution d’une formation ? Le marché du travail et la notion d’offre raisonnable d’emploi permettent-ils vraiment à un salarié de refuser à l’embauche un contrat prévoyant le travail du dimanche ?

Chacun connaît naturellement la réponse : la loi ne suffira pas à garantir contre les risques de discrimination et de représailles les salariés ou les candidats à l’embauche qui ne pourraient ni ne voudraient travailler le dimanche.

Quant au pouvoir d’achat, des contreparties ne seront rendues obligatoires que pour les salariés travaillant le dimanche sur la base d’une autorisation administrative. Voilà qui exclut la majorité des salariés concernés, notamment ceux des zones touristiques et thermales. Il n’y a dans le texte aucune garantie ni aucune contrepartie pour la majorité des salariés exposés au travail du dimanche. En outre, le doublement du salaire ne s’appliquera pas si d’autres contreparties sont fixées par accord collectif, même moins favorable.

Rien ne permet dans ce texte de déceler objectivement dans l’extension du travail du dimanche une nécessité sociale ou économique l’emportant sur les exigences qui soutiennent le principe d’un jour de repos commun, en vigueur depuis 1906. Au contraire, l’extension de l’ouverture des commerces le dimanche pose des problème sociétaux importants, le repos dominical étant le moment de l’exercice de nombreuses activités familiales, culturelles ou sportives, qui sont autant de voies pour assurer la cohésion sociale. Le coût social de la généralisation et de la banalisation du travail du dimanche est évidemment incalculable. Il ne peut hélas en résulter qu’une déstructuration encore un peu plus forte des liens sociaux.

La question posée dans ce débat est bien la suivante : veut-on vraiment d’une société où l’individu n’existe que par sa fonction de consommateur ? Veut-on une société dont le cœur est la consommation, ou bien une société où la personne humaine est placée au centre de toute décision ? Le patronat, qui a déjà largement inspiré ce texte, a clairement répondu à cette question par la voix de sa présidente, Mme Parisot, qui déclarait il y a quelques mois que le débat n’est pas sur le travail du dimanche, mais sur l’ouverture de certains commerces. Tout est dit ! Parce que le repos dominical est et doit rester un repère collectif dans la société, je souhaite que notre Assemblée s’oppose résolument et massivement à ce texte.

 

Par Marc DOLEZ - Publié dans : Travaux Assemblée Nationale
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 14:48

Marc DOLEZ était l’orateur du groupe GDR, le 2 juillet à l’Assemblée Nationale, dans la discussion du projet de loi relatif à la mobilité dans la fonction publique.


Ci-après le texte de sa principale intervention.

 

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, les députés communistes, républicains et du parti de gauche estiment que le présent texte s’inscrit pleinement dans la révolution culturelle annoncée par le Président de la République le 19 septembre 2007 à Nantes, laquelle vise à mettre en place une nouvelle fonction publique, inspirée du modèle libéral européen, à l’anglo-saxonne.

Il s’agit d’une attaque frontale contre le statut des fonctionnaires et les garanties que ce dernier représente pour tous les citoyens ; il s’agit, en d’autres termes, d’une nouvelle remise en cause de la conception française de la fonction publique, laquelle repose, je le rappelle, sur le service public à la française qui est au cœur de notre pacte social et républicain, lui-même hérité de la Libération.

Si la loi du 19 octobre 1946 doit être considérée comme la première expression majeure, dans notre droit, de cette conception républicaine de la fonction publique, les avancées intervenues depuis ont permis d’accorder aux fonctionnaires de nouveaux droits et un statut spécifique.

Comme le rappelait récemment Anicet Le Pors, auteur de la grande loi de 1983, l’unité de ce statut est fondée sur trois principes. Le premier est l’égalité, par référence à l’article VI de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui dispose que l’accès aux emplois publics s’effectue « sans autre distinction que celle [des] vertus et [des] talents » : c’est donc par la voie du concours que l’on entre dans la fonction publique.

Le deuxième principe est l’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif, principe assuré par le système dit de la « carrière » ou du grade, propriété du fonctionnaire et distinct de l’emploi, qui, lui, est à la disposition de l’administration ; ce principe ancien se trouve déjà formulé dans la loi relative aux officiers de 1834.

Troisième et dernier principe : la citoyenneté, qui confère au fonctionnaire la plénitude des droits des citoyens et reconnaît la source de sa responsabilité dans l’article XV de la Déclaration de 1789, selon lequel « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». Cette conception du fonctionnaire-citoyen s’oppose à celle du fonctionnaire-sujet. C’est sur cette base qu’a été construite une fonction publique à trois versants, ensemble à la fois unifié et respectueux des différences, comme l’indiquent ses quatre titres adoptés successivement en 1983, 1984 et 1986.

À vrai dire, ce projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique est une nouvelle étape de l’offensive menée depuis plusieurs années contre la fonction publique et les services publics. Il est le prolongement des multiples déstabilisations menées depuis plus de vingt ans : mise à l’écart progressive, depuis le début des années 90, de la fonction publique de La Poste et de France Télécom, établissements suivis en cela par bien d’autres services ou établissements administratifs ; loi Hoeffel de 1994, qui a permis le recrutement sans concours des agents administratifs à l’échelle 2 ; rapport annuel du Conseil d’État de 2003, qui esquissait la théorie d’un autre modèle de fonction publique en érigeant le contrat en source autonome de son droit ; loi de juillet 2005, qui a introduit le contrat à durée indéterminée dans la fonction publique ; loi du 2 février 2007, dite de « modernisation », qui, sous couvert de renforcer le droit à la formation des agents, a rapproché la fonction publique du secteur privé ; Livre blanc sur l’avenir de la fonction publique du 17 avril 2008, rédigé par Jean-Ludovic Silicani ; enfin, proposition de loi déposée par quatre-vingt-sept collègues de la majorité le 21 janvier dernier pour instituer la liberté de recrutement par les collectivités territoriales et faire du recours au contrat de travail de droit commun la règle.

Le présent texte poursuit donc un objectif de réduction des dépenses et des effectifs ; il encourage les départs sous couvert de mobilité et donne en réalité à l’État les outils nécessaires pour mettre en œuvre un plan social d’une ampleur inégalée. Enfin, dans le même but de réduction des dépenses publiques, il permettra à l’État de se désengager, au détriment des collectivités territoriales.

L’argument de la mobilité est en réalité utilisé pour inciter les fonctionnaires à quitter la fonction publique.

C’est dans cette intention que vous proposez d’accroître le champ de la contractualisation au sein de la fonction publique, d’y organiser l’instabilité de l’emploi et, à vrai dire, de favoriser le clientélisme.

L’extension des possibilités de cumul d’emplois à temps partiel accroîtra incontestablement la précarité ; enfin, la facilitation du recours aux contractuels ou, pis encore, celui, légalisé, à l’intérim, ouvrent encore davantage la brèche de la contractualisation dans le recrutement au sein de la fonction publique. Couplée à l’intérim, cette contractualisation renforcée revient à fonder le recrutement sur le clientélisme et à en faire une filière d’embauche à part entière, pour transformer les agents de la fonction publique en variables d’ajustement, comme le sont les salariés des entreprises privées.

Alors que toute réforme ne devrait se fixer comme objectif que l’intérêt général et le progrès social pour tous, il s’agit bien ici de démanteler le statut de la fonction publique, pour mieux mettre en place la révision générale des politiques publiques qui commande des suppressions massives de postes de fonctionnaires. L’objectif est bien de donner aux administrations de nouveaux outils pour gérer les restructurations qu’imposera cette RGPP.

Le dispositif principal du projet de loi traduit parfaitement cet objectif, notamment aux articles 6, 7, 8, 9 et 10, dont toutes les organisations syndicales demandent le retrait.

Ce projet de loi utilise donc le thème de la mobilité comme un paravent, à des fins purement comptables et financières. Il doit être analysé dans son ensemble sous l’angle de la révision générale des politiques publiques. Vos objectifs sont la réduction des dépenses publiques et le remodelage de l’appareil de l’État – vous ne vous en cachez d’ailleurs pas.

Avec ce texte, vous vous donnez les moyens d’organiser dans la fonction publique un vaste plan social qui ne dit pas son nom. Personne n’est dupe. Tous les syndicats, dans leur diversité, ont exprimé leur opposition au projet. Au moment même où je m’exprime, ils se rassemblent devant l’Assemblée nationale pour manifester leur volonté de résister à ce dispositif.

Il s’agit donc bien à nos yeux d’une remise en cause de la conception républicaine du statut de la fonction publique. Nous avons une tout autre idée de ce que devrait être cette fonction publique. Notre pays doit développer ses services publics pour leur permettre de répondre pleinement aux besoins de la population. C’est d’autant plus vrai que la montée de la précarité place les collectivités territoriales en première ligne face à des familles que le chômage fragilise ou jette dans des difficultés insurmontables.

Notre opposition résolue s’explique donc à la fois par le contenu même du texte qui nous est présenté et que nous désapprouvons, et par notre attachement indéfectible à une fonction publique au service de tous, respectant l’égalité du traitement des citoyens, avec des agents exerçant leur mission de manière neutre et impartiale.

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Par Marc DOLEZ - Publié dans : Travaux Assemblée Nationale
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 17:25

La Constitution permet désormais au Président de la République de prendre la parole devant l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès, alors qu’il n’assiste pas à la réponse des groupes politiques et qu’aucun vote n’est possible.

Attachés à la démocratie, les Députés communistes, républicains, du parti de gauche ont voté contre cette modification constitutionnelle qui renforce le poids du pouvoir exécutif – en fait le pouvoir d’un homme – et bâillonne un peu plus l’opposition dans son travail législatif.

Cette raison, à elle seule, pourrait justifier notre absence à ce Congrès, mais la Constitution, votée à une voix de majorité en juillet dernier, s’applique. Pour cette raison, le boycott ne sera jamais une règle pour nous.

En l’occurrence, le 22 Juin, Nicolas Sarkozy veut uniquement surfer sur le vote des élections européennes qu’il considère comme une approbation de sa politique. Il veut instrumentaliser un résultat – faussement interprété – pour aller encore plus loin dans sa politique de régression sociale faite de pression sur les salaires, d’emplois sacrifiés sur l’autel de l’intérêt des actionnaires, d’atteintes à la sécurité sociale, de remise en cause de la retraite à 60 ans…

Les Députés communistes, républicains, du Parti de gauche n’iront pas cautionner une opération de communication, le tout pour faire avaler à nos concitoyennes et nos concitoyens l’aggravation d’une politique qui est la plus rétrograde de ces trente dernières années.

 

(communiqué des députés communistes, républicains, du Parti de gauche)

 

Par Marc DOLEZ - Publié dans : Travaux Assemblée Nationale
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 14:07

Le scrutin européen du 7 Juin démontre d’abord la faillite de la social-démocratie, incapable d’inverser le rapport de forces politique, alors que les peuples sont confrontés à la plus grave crise du capitalisme.

Enregistrant des reculs majeurs, souvent historiques, elle est partout sanctionnée par les classes populaires.

En France, la déroute du Parti Socialiste résulte d’une dérive sociale-libérale ininterrompue depuis plus de 25 ans, sans que le séisme du 21 avril 2002 n’ait provoqué la moindre remise en question.

Dans un tel contexte, la stratégie unitaire du Front de Gauche apparaît bien comme la seule solution d’avenir de la gauche : les résultats obtenus, 6,50 % des suffrages exprimés et 5 élus, lui donnent incontestablement le mandat de poursuivre la démarche engagée pour porter l’espoir d’une véritable alternative et reconstruire en France une gauche digne de ce nom.

« L’histoire (disait Jaurès) enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ».

Tous les militants du Front de Gauche sont désormais les garants de cet invincible espoir.

    

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Par Marc DOLEZ - Publié dans : La gauche et le socialisme
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 15:42

Ce jeudi 28 mai à l’Assemblée Nationale, les députés du Front de Gauche ont défendu trois propositions pour répondre à l’urgence sociale et pour s’attaquer aux racines de la crise.

La première vise à interdire les licenciements dans les entreprises ayant réalisé des bénéfices, distribué des dividendes, délocalisé leurs activités ou reçu des aides publiques, à renforcer les pouvoirs des salariés, en donnant aux comités d’entreprise un droit d’opposition suspensif aux décisions de licenciements, et à porter le smic à 1600 euros bruts dès le 1er juillet.

La seconde propose de promouvoir un autre partage des richesses : supprimer le bouclier fiscal et les stocks options, renforcer la progressivité de l’impôt sur le revenu, accroître le rendement de l’impôt sur la fortune. Elle préconise aussi la création d’un pôle public bancaire et du crédit, pour disposer d’un outil au service d’une réelle politique de l’emploi.

La troisième concerne d’une part  la protection de nos services publics et en particulier des services sociaux d’intérêt général (logement social, aide à l’enfance et à la famille), que la Commission européenne veut soumettre à la concurrence, et d’autre part le retour de la directive Bolkstein. Le statut de la société privée européenne, actuellement discuté à Bruxelles, prévoit en effet la réintroduction du principe du pays d’origine permettant à toute entreprise d’avoir son siège social dans un pays différent de celui de ses activités.

Par leur proposition de résolution, les députés du Front de Gauche demandent officiellement que la France s’oppose à cette double menace.        .

Toutes ces mesures sont autant d’exigences alternatives que le Front de Gauche porte en résonnance avec les revendications exprimées par le mouvement social, comme en ont attesté les centaines de salariés d’entreprises en lutte, présents devant l’Assemblée Nationale pour soutenir le combat de leurs parlementaires.

Elles sont ainsi de nature à donner une perspective politique aux luttes et mobilisations.

Elles dessinent l’alternative politique à gauche dont l’urgence et la nécessité s’affirment chaque jour un peu plus dans le pays.

Cette initiative parlementaire du Front de Gauche, des députés communistes et du Parti de Gauche, a enfin le mérite de placer chacun devant ses responsabilités : le vote solennel du 2 juin permettra, au-delà des discours, d’identifier le vote de chaque député.  

Par Marc DOLEZ - Publié dans : Travaux Assemblée Nationale
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 10:30

 

 

Alors que le chômage explose et que la crise du capitalisme étend ses ravages, le vote du 7 juin est l’occasion d’exprimer clairement dans les urnes à la fois la volonté de changement qui monte dans le pays et l’aspiration à une autre Europe.

Sanctionner l’Europe libérale et sanctionner SARKOZY c’est en réalité la même chose ! Ils mènent la même politique.

Les salariés, les jeunes et les retraités n’ont pas à payer une crise dont ils ne sont en rien responsables. Et des mesures d’application immédiate s’imposent pour interdire les licenciements boursiers et défendre l’emploi, pour augmenter les salaires et relancer la consommation, pour arrêter la libéralisation de secteurs aussi vitaux que la Poste, le rail ou l’énergie et défendre les services publics.

Plus que jamais, l’urgence est à la résistance sociale et à l’alternative politique.

Le 7 Juin, le seul vote utile à gauche est celui du Front de Gauche où se retrouvent le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche, les unitaires du NPA et de nombreux représentants du mouvement social, le vote de l’unité et du rassemblement sur une ligne politique claire.

Car rompre avec les politiques libérales exige d’abord de changer la donne à gauche, pour faire prévaloir la transformation sociale et un autre partage des richesses.

Car changer d’Europe impose de s’opposer au traité de Lisbonne, copie conforme du Traité Constitutionnel que nous avons massivement rejeté le 29 mai 2005.

C’est le seul vote utile pour tous les électeurs de gauche, notamment socialistes, qui refusent l’impasse du renoncement  social-libéral ou de l’isolement protestataire.

Le 7 Juin, je vous invite à voter massivement pour les listes de rassemblement du Front de Gauche, qui sont conduites par Marie-France Beaufils (Centre), Hélène Franco (Est), Jacques Généreux (Ouest), Jacky HENIN (Nord-Ouest), Patrick Le Hyanic (Ile-de-France), Jean-Luc Mélenchon (Sud-Ouest), Marie-Christine Vergiat (Sud-Est).

 

 

 

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Par Marc DOLEZ - Publié dans : Elections
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /2009 09:00

Ce 1er mai 2009, unitaire à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, est une nouvelle occasion d’exprimer avec force la colère des salariés, des retraités, de toutes celles et tous ceux qui ne sont en rien responsables de la crise et qui n’ont pas à la payer.

Des mesures d’urgence s’imposent contre les licenciements, pour augmenter les salaires et défendre les services publics.

Pour s’attaquer vraiment aux racines de la crise, il faut aussi d’autres choix fondés sur la satisfaction des besoins sociaux par un autre partage des richesses.

C’est au peuple de se faire entendre.

Mais, pour rompre enfin avec les politiques libérales, il faut changer la donne à gauche.

C’est l’objectif du Front de Gauche qui a fait le choix de l’unité et du rassemblement pour offrir une perspective politique à l’unité réalisée dans les luttes et les mobilisations.

Le 1er mai, tous ensemble pour que ça change !

Par Marc DOLEZ - Publié dans : Politique intérieure
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 16:19

Marc Dolez a adressé ce jour le courrier ci-après à Monsieur Michel BOYON, président du conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

 

Monsieur le Président,

J’appelle votre attention sur les conditions dans lesquelles les chaînes publiques de télévision et plus particulièrement France 3 s’apprêteraient à organiser les débats des prochaines élections européennes.

Selon les informations en notre possession, il semble en effet que ces débats, organisés à une heure d’écoute tardive, ne respecteraient pas le principe d’égalité de traitement des listes disposant d’une représentation au Parlement, afin de privilégier la confrontation entre des supposées « grandes  listes » d’une part et des supposées « petites  listes » d’autre part.

La définition de celles-ci n’obéit  évidemment à aucun critère objectif, même en se référant au dernier scrutin présidentiel dont la nature est sans rapport avec le scrutin européen.

Une telle méthode est inacceptable car totalement contraire à l’exigence du pluralisme démocratique et à la jurisprudence jusqu’à présent observée pour des élections européennes.

C’est pourquoi, au nom du Parti de Gauche, je demande instamment que le CSA complète « sa recommandation relative au temps de parole pendant la période des élections européennes » pour rappeler très officiellement le principe d’égalité de traitement des listes disposant d’une représentation parlementaire.

Dans cette attente,

je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Marc DOLEZ

Par Marc DOLEZ - Publié dans : Elections
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /2009 17:42

Créée en 1889, l’Union Interparlementaire (UIP) rassemble des représentants des parlements de tous les pays du monde. Elle œuvre en vue de la paix et de la coopération entre les peuples.

La 120ème Assemblée a eu lieu du 5 au 10 avril 2009 à Addis-Abeba (Ethiopie).

Marc DOLEZ était l’un des quatre représentants de l’Assemblée Nationale. Il est intervenu, au nom de la délégation française, dans le débat sur les « changements climatiques, modèles de développement durable et énergies renouvelables », pour insister sur les points suivants :

I – La conférence de Copenhague, en décembre 2009, doit pouvoir aboutir à un accord

post Kyoto équilibré et efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

II – Les engagements contraignants pris par l’Union Européenne, en décembre 2008, pour 2020 (réduire de 20% les émissions, porter à 20% la part des énergies renouvelables…) sont de nature à ouvrir la voie vers la réduction de 50% des émissions mondiales, jugée aujourd’hui nécessaire à l’horizon 2050.

III – Gouvernements et parlements doivent pouvoir engager des débats ouverts, permettant d’éclairer les opinions, sur les avantages et inconvénients de l’énergie nucléaire par rapport aux autres sources d’énergie, et notamment aux énergies fossiles, en tenant compte des rejets de gaz à effet de serre mais aussi des autres impacts environnementaux et des impératifs de sécurité.

IV – Il importe de veiller à ce que l’utilisation croissante des biocarburants n’entraîne pas une réduction dangereuse des surfaces consacrée aux cultures vivrières ou ne cause pas de dégâts à l’environnement.   

 

 

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Par Marc DOLEZ - Publié dans : International
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 14:13

Le projet de loi sur la diffusion et la protection des œuvres sur internet qui vient d’être adopté à l’Assemblée nationale organise un véritable flicage des internautes. Avec ce texte, le pouvoir en place criminalise à priori tous les usagers d’internet. C’est une loi préoccupante qui enfreint gravement les principes généraux de notre droit.

Alors que l’outil internet est devenu un moyen d’accès à la culture et à l’éducation, le gouvernement préfère satisfaire l’appétit des majors dont les recettes n’ont cessé de croître et celui des industries du cinéma et du divertissement qui ne se sont jamais aussi bien porté.

Sous couvert de protéger les droits des artistes, cette loi vise en fait à pérenniser un système obsolète qui ne profite qu’aux grands du disque et du cinéma. C’est sans nul doute la raison pour laquelle le gouvernement a systématiquement repoussé tous les amendements qui visaient à augmenter les revenus pour la création en en diversifiant les sources.

 

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Par Marc DOLEZ - Publié dans : Travaux Assemblée Nationale
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