Jeudi 11 octobre 2007
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En s’attaquant aux régimes spéciaux, la droite mène une campagne idéologique.
Elle cherche à remettre en cause notre système de solidarité nationale pour renvoyer chacun à
l’assurance individuelle privée.
Voici ce que le gouvernement ne dit pas :
1) – Supprimer les régimes spéciaux ne réglera en rien l’équilibre des régimes de
retraites : actuellement, il y a environ 500 000 retraités relevant des régimes spéciaux, pour un total de 12 millions de retraités soit 4,2 % !
2) – Les salariés qui en bénéficient ne sont pas des « nantis » : par exemple, le
montant de la retraite des cheminots est inférieur au montant moyen des pensions. Pour partir plus tôt à la retraite, les agents de la SNCF non seulement cotisent plus mais acceptent d’avoir un
taux de remplacement (niveau de la retraite par rapport au dernier salaire) inférieur de 10 points au taux de remplacement des autres salariés.
3) – S’attaquer aux régimes spéciaux c’est faire oublier les privilèges des dirigeants
d’entreprise : dividendes, « retraite chapeau », rènumération différée, épargne retraite.
4) – s’attaquer aux régimes spéciaux c’est aussi faire oublier les différences de
cotisations entre les régimes : plusieurs régimes déficitaires sont financés par le régime général des salariés du privé (agriculteurs, commerçants, professions libérales…) Les
cotisations de ces régimes sont très inférieures à celles des salariés.
Pour la droite, supprimer les régimes spéciaux ne veut donc pas dire un seul régime de
retraite !
5) – C’est l’alignement vers le bas : la réforme Fillon de 2003 a fait chuter le niveau de
retraites. La durée moyenne d’activités dans le privé étant de 37,5 ans, les salariés qui parviennent à cotiser 40 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein sont de moins en moins nombreux.
Il y a 1 million de retraités en dessous du seuil de pauvreté.
Une autre logique serait pourtant possible grâce à un véritable partage des richesses
produites.
Derrière les régimes spéciaux tous les salariés sont donc concernés.
C’est pourquoi il faut participer massivement à la journée de grève et d’actions du jeudi 18
Octobre, organisée par les syndicats.